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AZRIYA

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Synopsis
Dans un monde où la magie est reine et les légendes façonnent le destin des peuples, une tribu entière a été anéantie… sauf une survivante. Sylfhera, dernière héritière des Syl'Vhars, porte en elle un pouvoir que les rois craignent et que les prophéties annoncent. Traquée sans relâche, elle n’a qu’un seul choix : fuir… ou se battre. Alors que les ombres de son passé la hantent et que la vérité sur le massacre de son peuple se dévoile, Sylfhera se retrouve face à un destin qu’elle n’a jamais choisi. Des royaumes s’effondreront, des alliances se briseront, et au bout du chemin, une seule question demeure : jusqu’où ira-t-elle pour obtenir sa vengeance ? Plongez dans une épopée où les lames s’entrechoquent sous la lueur de la lune, où la magie danse dans les cieux, et où une jeune femme s’apprête à défier un empire entier. Bienvenue dans Azriya.
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Chapter 1 - LE MASSACRE DES SYL'VHARS

Il fut un temps où les ombres et la lumière dansaient en harmonie, où des peuples oubliés tissaient leur propre légende sous un ciel constellé de mystères. Mais ceci n'est pas un récit historique, ni le témoignage d'un monde perdu. Ce que vous allez lire n'est qu'une fiction, une illusion née de l'imaginaire, un écho d'un univers qui n'existe que dans ces pages.

Toute ressemblance avec des faits réels ou des personnes existantes ne serait que le fruit du hasard. Car ici, seuls règnent le destin, la magie… et l'inconnu.

Préparez-vous à plonger dans une histoire où la vérité se mêle aux légendes, et où les flammes de la vengeance éclairent le chemin du héros.

Que l'aventure commence…

Je me souviens de tout.

Je me souviens de chaque détail, de chaque regard, de chaque mot.

Le jour où mon monde s'est effondré, le jour où toute ma famille a été réduite en cendres.

J'avais huit ans quand l'Empire nous a attaqués, et jusqu'à aujourd'hui, les hurlements d'agonie de mes amis résonnent toujours dans ma tête. Si j'essaie de repenser à mon village, je ne peux qu'entendre le grondement des flammes qui consumaient nos maisons. Les chevaliers en armure scintillante avançaient impitoyablement, éliminant chaque villageois sans pitié. Devant eux, un chevalier en armure d'or était perché sur son cheval, il hurla d'une voix forte :

« Ne laissez aucun Syl'Var vivant, éliminez-les jusqu'au dernier ! »

J'étais au milieu du massacre, caché dans un chariot rempli d'herbes. À chaque battement de cils, il y avait encore plus de morts, chaque seconde était accompagnée d'un hurlement d'agonie. Puis, à un moment, une chevalière en armure dorée me trouva dans le chariot. Elle leva son épée pour m'éliminer, mais au moment de m'achever, sa main trembla. Son visage était empreint de tristesse en me voyant. Elle me recouvrit d'herbes pour mieux me cacher tout en restant devant le chariot. Quand on lui demanda si tous les Syl'Vars avaient été éliminés, elle répondit d'une voix ferme : « Oui, mon général » sans sourciller.

Vingt minutes plus tard, le général rassembla l'armée après avoir vérifié que tous les Syl'Vars étaient bien morts. Ils formèrent une grande ligne et se dirigèrent vers la capitale, fiers de l'acte qu'ils venaient d'accomplir. C'était un génocide de toute une tribu, que dis-je ? C'était l'anéantissement de toute une race en moins de 20 minutes.

La chevalière me prit avec elle dans le chariot, elle m'emmena dans sa maison dans la forêt en me disant d'une voix rassurante :

« Ne t'inquiète pas, rien ne va arriver ici, tu seras protégé. Mon nom est Evaline, et toi, comment t'appelles-tu ? »

La petite Syl'Var répondit en essuyant ses larmes.

« Mon nom est Sylfhera. »

« Sylfhera, quel très joli nom », répondit Evaline.

Elle ramassa son épée et se leva en disant :

« Ne t'inquiète pas, je vais m'absenter un moment, je reviens vite. Ne sors sous aucun prétexte, d'accord ? »

Elle sortit de la maison en refermant la porte derrière elle. Une heure plus tard, elle revint avec des épaulettes de couleur bleu azur. Elle me regarda puis fondit en larmes, hurlant tout en frappant le plancher : « Pourquoi ? Pourquoi ai-je fait ça ? Pourquoi ?! Pourquoi ?! Pourquoi ?! »

Je n'avais pas compris pourquoi elle pleurait à ce moment-là, mais la raison était simple. Les épaulettes bleu azur signifiaient qu'après le massacre qu'ils avaient accompli chez nous, elle était passée du rang de colonel à général, mais la culpabilité la rongeait comme si elle venait de boire de l'acide. Elle me regarda puis s'approcha lentement de moi, me serra dans ses bras en disant : « Je suis désolée ! Je suis désolée pour tout le mal qu'on t'a fait, pardonne-moi, je te jure sur ma vie que personne ne te fera plus jamais de mal, jamais. »

Je ne pouvais pas contenir mes larmes, sur le moment je fondis instantanément en sanglots. De son côté, elle était détruite mentalement, et de mon côté, ma famille et tout ce qui allait avec tout cela à cause d'une prophétie stupide, une prophétie qui, d'après les dires, annonçait la fin du monde. Une prophétie vieille de 6 000 ans.

Elle annonçait que les Syl'Vars, maîtres de la magie la plus puissante et dotés d'une réserve de mana phénoménale, déclencheraient une guerre qui plongerait Azriya et les royaumes voisins dans le chaos, jusqu'à ce qu'il ne reste que ruines et désolation.

Effrayé, l'ancien roi d'Azriya tenta d'empêcher ce funeste destin. Il en parla au roi des Syl'Vars, qui prit une décision radicale : interdire la magie à son peuple. Pendant des millénaires, nous avons vécu en paix.

Mais 6 000 ans plus tard, le nouveau roi d'Azriya, Rudeus Tempes, refusa de croire que cette prophétie avait été évitée. Il décréta que notre existence-même était un danger… et ordonna notre anéantissement.

Les armées de l'Empire nous ont traqués, abattus, réduits en cendres, mais à un moment ou à un autre je me vengerai, je vengerai chacun des Syl'Vars, quel qu'en soit le prix.

Les années passèrent, Evaline avait choisi d'élever Sylfhera en dissimulant son apparence grâce à un sort. Personne ne remarqua qu'elle était une Syl'vhar pendant huit ans.

Le soleil déclinait lentement à l'horizon, projetant une lueur dorée sur la clairière où Sylfhera et Evaline s'affrontaient. Devant leur modeste maison, cachée au cœur de la forêt, le fracas du métal résonnait, brisant la sérénité des lieux.

CLANG !

L'épée de Sylfhera s'écrasa contre celle d'Evaline dans un choc brutal. La jeune fille, haletante, recula de quelques pas, sentant l'onde de choc parcourir ses bras. Ses muscles brûlaient, mais son regard argenté, dissimulé par l'illusion magique, ne trahissait aucune faiblesse.

« Tu es trop prévisible, Sylfhera ! gronda Evaline en attaquant d'un coup diagonal. »

Sylfhera eut juste le temps de lever sa lame pour parer, mais la force du coup la fit vaciller. Elle serra les dents. Non, pas cette fois !

Elle pivota sur elle-même et, avec une souplesse féline, glissa sous la garde de son adversaire avant de tenter un coup rapide vers son flanc.

Evaline esquiva de justesse.

« Mieux… mais pas suffisant ! lança-t-elle avec un sourire en coin. »

D'un mouvement fluide, la soldate désarma Sylfhera d'un revers précis. L'épée de la jeune fille voltigea dans les airs avant de se planter dans le sol à quelques mètres.

Sylfhera jura intérieurement. Mais elle n'était pas encore vaincue.

Profitant de l'instant où Evaline abaissait sa garde, elle bondit en avant, roulant sur le sol avant de lui asséner un coup de pied en plein torse. L'impact projeta Evaline en arrière, lui arrachant un grognement.

« Bien joué. »

D'un geste rapide, Evaline se redressa et brandit son épée. Son regard brillait d'une lueur d'excitation.

« On recommence… »

Quelques minutes après, Sylfhera et Evaline partirent vers le grand marché de Saraza, situé à quelques mètres du palais impérial.

Sylfhera, en soulevant un panier, demanda à Evaline.

« Bon, Eva, on prend quoi ? »

Evaline, d'un air joyeux, répondit.

« Bah, rien de trop superflu : des légumes, des fruits, des condiments, quelques nouveaux vêtements… et pour finir, un nouveau tapis. L'ancien va bientôt rendre l'âme. »

« D'accord, on commence chez qui ? » demanda Sylfhera en regardant Evaline.

Evaline désigna une boutique.

« Chez Ramzat. »

Ils avancèrent jusqu'à l'étalage de Ramzat. Là-bas, Evaline donna un coup de poing sur la table en disant .

« Salut Ramzat ! »

Ramzat, surpris par le bruit, sursauta :

« Ah, Evaline ! Pourquoi à chaque fois que tu viens, t'es obligée de me faire sursauter ? »

Eveline ricana avant de répondre d'un air moqueur :

« Ah, c'est pas de ma faute si t'as une trouillardise aiguë. T'as qu'à devenir plus courageux, voilà tout ! »

« Ouais, mais quand même… arrête toujours de venir comme ça, s'il te plaît ! » ajouta Ramzat.

Il regarda Sylfhera avant de dire.

« Oh, salut Sylfhera ! Je t'avais pas vue. Comment tu vas ? »

Sylfhera, en souriant, dit.

« Bien, Monsieur Ramzat. J'espère que vous aussi vous allez bien ? »

Ramzat sourit et dit :

« Je vais bien. Ah, toujours si bien élevée, c'était petit… »

Puis, d'un ton accusateur, il ajouta en regardant Evaline.

« Pas comme ta tante Evaline. Elle ressemble vraiment à une chasseuse de primes avec son comportement de criminelle. Personne ne pourrait vraiment la prendre pour une vraie chevalière avec ce comportement-là, j'en suis sûr ! »

Evaline, énervée, le pointa du doigt :

« Dis directement que je suis une brute, tant qu'à y être ! »

« Si Sylfhera prenait ta place au château, en tant que soldat impérial, elle aurait déjà une promotion en tant qu'impératrice d'Azriya ! »

« Ah, ah, je savais que j'avais plus l'air d'une impératrice que toi », dit Sylfhera d'un air moqueur.

Evaline tapa du pied, énervée par cette remarque :

« Bien sûr que non, j'ai aussi un air d'impératrice. »

« Impératrice des ténèbres, oui », dit Ramzat en pointant Evaline du doigt.

Cela fit rire énormément Sylfhera, au point qu'elle en tomba par terre.

Evaline, énervée, se mit à avancer vers l'autre étalage, Sylfhera la suivant de rien, toujours en se moquant.

« Ah, ah, ah, impératrice des ténèbres. »

« Ferme-la, Sylfhera », grogna Evaline.