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Terra Invicta (francais)

Fuziorak
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Synopsis
À l’aube du XXIᵉ siècle, l’humanité croit encore qu’elle maîtrise son propre destin. Les grandes puissances s’observent. La technologie progresse. Et malgré des crises récurrentes, le monde tient debout. Puis, sans avertissement, quelque chose change. Des anomalies apparaissent dans le ciel. Des signaux défiant toute explication. Des objets détectés… puis dissimulés. La vérité finit par devenir impossible à nier : l’humanité n’est plus seule. Mais ce qui arrive n’est pas une invasion conventionnelle. Il n’y a aucune déclaration de guerre. Aucune flotte ne descend sur les villes. À la place, il y a une présence — subtile, insaisissable — agissant depuis l’ombre. Face à une menace inconnue, les nations réagissent trop lentement. Les institutions commencent à vaciller. Et dans ce vide, des factions émergent — secrètes, idéologiques ou pragmatiques — chacune convaincue d’être la seule à détenir la clé pour sauver la Terre. Manipulations politiques. Luttes d’influence. Choix scientifiques périlleux. Alliances fragiles. La véritable guerre ne se livre pas sur le champ de bataille, mais dans les couloirs du pouvoir. Terra Invicta raconte l’histoire d’un monde au bord de l’effondrement, où chaque décision peut changer le destin de l’humanité, et où la plus grande menace ne vient peut-être pas des étoiles… …mais de ce que les humains sont prêts à faire pour survivre. Cette histoire est basée sur le jeu de stratégie Terra Invicta, et se veut un hommage — une réécriture narrative inspirée de son univers, de ses factions, et des choix qu’il vous oblige à affronter.
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Chapter 1 - Prologue — Avant la chute

Pendant la plus grande partie de son histoire, l'humanité a vécu sous un ciel silencieux.

Nous nous sommes affrontés pour des territoires, des ressources, des idées. Nous avons bâti des empires, provoqué leur chute, puis recommencé encore et encore, convaincus que nos conflits constituaient l'horizon ultime de notre existence. Malgré nos divisions, une certitude semblait immuable : le monde avait des limites, et nous pensions les connaître.

Puis, sans avertissement, quelque chose changea.

Vers octobre 2025, certains astronomes commencèrent à signaler des anomalies discrètes mais troublantes. De légers déplacements dans le ciel nocturne, à peine perceptibles, des points lumineux qui ne suivaient ni les trajectoires des étoiles, ni celles des satellites connus. Rien de spectaculaire. Rien qui mérite, au premier regard, de remettre en question des siècles de certitudes.

La plupart du monde n'y prêta aucune attention.

On parla d'erreurs de calcul, d'illusion d'optiques, de phénomènes atmosphériques mal compris. Après tout, l'humanité avait toujours projeté ses peurs et ses espoirs vers le ciel. Pourquoi cette fois serait-elle différente ?

Pourtant, quelques voix insistèrent.

Elles parlaient de trajectoires impossibles, d'objets accélérant là où aucune force naturelle ne pouvait l'expliquer. Peu à peu, une hypothèse commença à circuler, d'abord à voix basse, puis avec une inquiétude croissante : ce que nous observions n'était peut-être ni une illusion, ni un phénomène naturel.

Face à cette incertitude, le monde réagit comme il l'a toujours fait.

Il débattit. Il nia. Il espéra.

Certains virent dans ces signes l'annonce d'un avenir prodigieux, une promesse de progrès, peut-être même de salut. D'autres, au contraire, y discernèrent une menace, l'ombre d'un danger dépassant tout ce que l'humanité avait affronté jusque-là.

C'est dans cet intervalle, entre fascination et peur, que de petits groupes commencèrent à se former. Des scientifiques, des militaires, des analystes, des sceptiques issus de pays et de cultures différentes se regroupèrent. Ils ne partageaient pas nécessairement les mêmes idées, ni les mêmes méthodes, mais ils étaient unis par une conviction commune : si quelque chose venait vers nous, l'humanité n'était pas prête.

Il n'y avait pas encore de nom.

Pas de structure officielle.

Pas de mouvement public.

Seulement une préparation discrète, presque clandestine, menée dans l'ombre.

Puis, le 31 janvier 2026, toute ambiguïté disparut.

Peu avant minuit, un objet incandescent traversa l'atmosphère terrestre et s'écrasa dans une région isolée de Russie, proche de la frontière Ukrainienne. Cette fois, il n'y avait plus de doute possible. Plus d'erreur d'observation. Plus de théorie à repousser.

Quelque chose était arrivé sur Terre.

Et ce jour-là, l'humanité comprit qu'elle n'était plus seule.