Ficool

Chapter 24 - CHAPITRE 24 ATTAQUE AU VILLAGE PART 4

La nuit enveloppait le temple dans un silence presque irréel.

La plupart des disciples dormaient enfin après la longue journée de chaos. Les lanternes suspendues dans les couloirs projetaient une lumière douce sur les murs de pierre, et seuls quelques gardes restaient éveillés.

Mais quelqu'un marchait encore dans l'ombre.

Aira.

Elle avançait lentement dans le couloir du temple, ses pas aussi silencieux que possible.

Son cœur battait vite.

Elle savait qu'elle n'était pas censée être ici.

Encore moins à cette heure.

Depuis la réunion des maîtres, la surveillance autour de la cellule d'Akai avait été renforcée.

Mais elle ne pouvait plus attendre.

Elle devait le voir.

Au moins une fois.

Elle s'arrêta à un angle du couloir et regarda autour d'elle.

Personne.

Elle inspira doucement et continua d'avancer.

Les marches qui descendaient vers les cellules apparurent devant elle.

Le sous-sol du temple était beaucoup plus froid.

Les murs étaient épais.

Ancien.

Des symboles gravés dans la pierre brillaient faiblement, limitant les énergies instables.

C'est là qu'Akai était enfermé.

Aira descendit lentement les marches.

Puis elle s'arrêta net.

Une silhouette se tenait dans l'ombre du couloir.

Appuyée contre un mur.

Tsuki.

Ses bras étaient croisés.

Ses yeux bleus la regardaient calmement.

Aira sentit son cœur rater un battement.

— Tsuki… ?

Le silence dura quelques secondes.

Puis il répondit simplement :

— Tu sais que tu ne devrais pas être ici.

Aira baissa légèrement les yeux.

— Je sais.

Elle hésita.

Puis elle releva la tête.

— Mais je dois lui parler.

Tsuki la regarda en silence.

Il semblait analyser chaque détail.

Chaque hésitation.

— Pourquoi ?

La question était simple.

Mais Aira ne répondit pas immédiatement.

Elle serra légèrement ses mains.

— Parce que…

Elle s'arrêta.

Puis murmura :

— Parce qu'il est seul.

Tsuki resta immobile.

Le vent lointain soufflait dans les couloirs du temple.

Finalement, il se redressa légèrement et se décala du mur.

— Tu as cinq minutes.

Aira releva brusquement la tête.

— Vraiment ?

Tsuki détourna déjà le regard.

— Je n'ai rien vu.

Elle hésita une seconde.

Puis elle s'inclina légèrement.

— Merci.

Et elle continua sa route.

Tsuki resta immobile dans le couloir.

Ses yeux observaient la descente vers les cellules.

Il murmura presque pour lui-même :

— Fais attention, Akai…

Dans la cellule

Akai était assis contre le mur.

La lumière de la lune passait à travers les barreaux.

Ses chaînes limitaient toujours son énergie.

Le sceau sur son cou pulsait faiblement.

Il regardait simplement le sol.

Perdu dans ses pensées.

Puis il entendit des pas.

Il releva légèrement la tête.

Les pas s'arrêtèrent devant la cellule.

Et une voix familière murmura :

— Akai…

Il cligna des yeux.

— Aira ?

Elle se tenait derrière les barreaux.

La lumière de la lanterne éclairait son visage.

Akai resta silencieux une seconde.

Puis il soupira légèrement.

— Tu n'es pas censée être ici.

Aira esquissa un petit sourire.

— Je sais.

Un silence passa.

Puis elle s'approcha un peu plus des barreaux.

— Comment tu vas ?

Akai haussa les épaules.

— J'ai connu mieux.

Elle observa les chaînes autour de ses poignets.

Son sourire disparut légèrement.

— Ça doit être dur…

Akai détourna le regard.

— Je suppose que c'est le prix à payer.

Aira secoua légèrement la tête.

— Ce n'est pas ta faute.

Akai eut un petit rire sans joie.

— Dis ça aux autres disciples.

Un silence tomba entre eux.

Puis Aira posa doucement sa main sur les barreaux.

— Moi je te crois.

Akai releva les yeux.

Surpris.

— Vraiment ?

Elle hocha la tête.

— Tu n'es pas un monstre.

Ses mots restèrent suspendus dans l'air.

Akai resta silencieux quelques secondes.

Puis il murmura :

— Merci.

Pour la première fois depuis longtemps…

Ses épaules semblèrent se détendre légèrement.

Aira observa son visage.

Elle voulait dire autre chose.

Beaucoup de choses.

Mais les mots restaient bloqués dans sa gorge.

Alors elle se contenta de rester là.

Avec lui.

Dans le silence.

Soudain…

Le sceau sur le cou d'Akai pulsa.

Une fois.

Puis encore.

Akai fronça les sourcils.

— Quoi…

La voix du démon murmura dans son esprit.

— Ils sont proches.

Akai se redressa légèrement.

Aira remarqua immédiatement le changement.

— Akai ?

Il leva la tête vers le plafond.

Comme s'il écoutait quelque chose.

Très loin

Sur la falaise.

Raijin regardait le village.

Son sourire s'élargit lentement.

— Oh…

Le Maître de la Foudre observait lui aussi l'horizon.

— Ça commence.

Dans le village

Les chiens commencèrent à aboyer.

Les lanternes tremblèrent légèrement.

Une tension étrange parcourut l'air.

Et dans l'ombre des ruelles…

Quelque chose venait d'arriver.

Le vent nocturne traversait les rues du village.

Les lanternes suspendues aux bâtiments tremblaient légèrement, leurs flammes vacillant comme si l'air lui-même devenait instable.

Les chiens continuaient d'aboyer.

Un à un.

Puis plusieurs en même temps.

Quelque chose changeait.

Dans les ruelles sombres, certaines ombres semblaient bouger d'une manière étrange.

Pas comme des ombres normales.

Comme si elles respiraient.

Sur les toits

Tsuki ouvrit brusquement les yeux.

Il se redressa immédiatement.

Son regard balaya le village.

Il le sentit.

Une vibration.

Plus faible que la dernière fois.

Mais plus… dispersée.

— Ils ont changé de méthode…

Il sauta du toit sans un bruit et atterrit dans une ruelle.

Son regard restait concentré.

Les fragments n'étaient plus en train de se rassembler.

Ils se répandaient.

Dans toutes les directions.

Comme une infection.

Dans la rue principale

Morueshi marchait encore avec plusieurs disciples lorsqu'il sentit la même chose.

Une pression étrange dans l'air.

Il s'arrêta net.

— Attendez.

Les élèves se figèrent.

— Vous sentez ça ?

Une élève fronça les sourcils.

— Oui…

Une autre murmura :

— C'est comme tout à l'heure…

Morueshi secoua la tête.

— Non.

Il regarda autour de lui.

— C'est différent.

Soudain, un cri retentit dans une ruelle voisine.

Tous les disciples se tournèrent immédiatement.

Un homme venait de tomber au sol.

Son corps tremblait violemment.

Morueshi comprit immédiatement.

— Reculez !

L'homme se releva.

Ses yeux étaient vides.

Sa respiration irrégulière.

Puis il se mit à sourire.

Un sourire déformé.

Morueshi murmura :

— Un possédé…

Mais quelque chose n'était pas normal.

Le corps de l'homme tremblait comme si quelque chose essayait de sortir.

Puis son bras se déforma brusquement.

Une masse sombre se forma autour de lui.

Une forme instable.

Un fragment.

Mais cette fois…

Il ne quittait pas le corps.

Morueshi serra les dents.

— Ils ont appris…

La créature bondit.

Morueshi esquiva immédiatement et riposta avec une explosion de flammes.

L'impact projeta le possédé contre un mur.

Mais il se releva presque aussitôt.

— Merde…

Morueshi cria :

— Formation !

Les disciples se regroupèrent immédiatement derrière lui.

— Utilisateurs de terre, bloquez les rues !

— Les autres, évacuez les civils !

La bataille venait de commencer.

Dans le temple

Le sceau sur le cou d'Akai pulsa violemment.

Il se leva brusquement.

Les chaînes autour de ses poignets vibrèrent.

Aira recula légèrement.

— Akai… ?

Il serra les dents.

— Ils sont là.

Elle sentit elle aussi quelque chose.

Une pression étrange dans l'air.

Comme si le village entier venait de retenir son souffle.

— Qu'est-ce qui se passe ?

Akai ferma les yeux un instant.

Le démon murmura dans son esprit.

— Ils nous cherchent.

Akai frappa le mur de pierre avec son poing.

— Je ne sortirai pas.

Le sceau pulsa encore.

Plus fort.

Aira posa ses mains sur les barreaux.

— Akai…

Il releva la tête.

— Tu dois partir.

— Quoi ?

— Maintenant.

Elle secoua la tête.

— Non.

— Aira.

Sa voix était plus ferme.

— Si ces choses viennent ici…

Il ne termina pas sa phrase.

Mais elle comprit.

Sur le toit du temple

Tsuki venait d'arriver.

Il regardait le village.

Les cris commençaient à apparaître dans plusieurs rues.

Des fragments.

Des possédés.

Partout.

Tsuki ferma les yeux quelques secondes.

— Ils attaquent tout le village…

Puis il ouvrit les yeux.

Ses yeux bleus brillaient légèrement dans l'obscurité.

— Ils veulent créer le chaos.

Très loin

Sur la falaise.

Raijin regardait la scène avec enthousiasme.

— Oh ça, j'aime beaucoup.

Des éclairs silencieux traversaient les nuages au-dessus de la mer.

Le Maître de la Foudre observait calmement le village.

— Les fragments sont maintenant capables de rester dans les corps.

Raijin sourit.

— Donc plus de possédés.

— Plus de violence.

— Plus de peur.

Le Maître de la Foudre hocha légèrement la tête.

— Et plus de pression sur le porteur.

Raijin regarda les lumières tremblantes du village.

— Tu penses qu'il va craquer ?

Le Maître de la Foudre répondit simplement :

— Pas encore.

Puis son regard devint plus froid.

— Mais nous allons continuer.

Dans la cellule

Akai respirait plus vite.

Le sceau sur son cou brillait de plus en plus.

Les chaînes autour de ses poignets vibraient.

Aira le regardait avec inquiétude.

— Akai…

Il ferma les yeux.

Essayant de se contrôler.

Mais la pression des fragments autour du village…

Résonnait avec quelque chose en lui.

Le démon murmura doucement.

— Tu sens ça ?

Akai serra les dents.

— Tais-toi.

Mais au fond de lui…

Il savait.

La nuit ne faisait que commencer.

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